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Reconnaissances terrain 2018-06-08T17:30:12+00:00

JOURNAL DE BORD

Retrouvez le récit des Reconnaissances terrain de l’édition 2018 du Cap Fémina Aventure jour par jour !

Découvrez le parcours de la 8ème édition !

Dates et programme 2018

ÉTAPE 6

UN LAC ASSÈCHÉ ET DES KILOMÈTRES À PERTE DE VUE…

Journée de rêve en perspective. Il est 6h00, pas un nuage, vent nul et déjà 20 degrés.
On part sur les pistes pour finaliser cette dernière étapeenfin faudra quand même remonter pour faire le parcours du début de l’étape 5. Les premiers tours de roues se déroulent sans encombre jusqu’au moment où le doute s’installe. La traversée de ce grand lac asséchéje savais bien que l’entrée était complexe à trouver, c’est d’ailleurs pour ça que nous n’étions jamais passé. Bref on galère pour trouver le bon faisceau de pistes… on traine… on rebrousse chemin et on y arrive enfin.

On note le roadbook tout en traversant des champs de roquette. Ne cherchez pas dès qu’il pleut ici dans ce type de terrain, il pousse de la roquette que même les chèvres et dromadaires ne mangent pas … contrairement à Serge et Jacky.
La fin de l’étape est fluide et le point d’arrivée de cette étape 6 est trouvé. Quelques arbres et la route à proximité pour facilité la venue de Toufik et son équipe qui sera en charge de rendre festif ces derniers instants de désert.

LA VIGILANCE SERA DE MISE !

Pour nous la fin n’est pas là. Il faut rebrousser chemin et revenir sur Erfoud pour réaliser le début de l’étape 5. On ne traîne pas et on roule les 3 heures durant sans mollir. Il faut tout finir ce soir. Demain un autre boulot arrive.
Nous revoilà au même endroit qu’il y a 2 jours. Mais sans le sable cette fois c’est décidément plus simple. Les kilomètres défilent avec simplicité. Enfin pour ceux qui connaissent car sur le roadbook, pas beaucoup de croisement à noter … faudra pas se tromper de piste car quand les Cap’Fées s’en apercevront, l’addition kilométrique sera sévère.
Un dernier louvoiement autour du “petit frère” (on ne va pas donner les noms quand même c’est trop simple), une dernière colline, un dernier point de vue sur le désert et on rejoint le roadbook attaqué 2 jours plus tôt.

Étape 5 validée. Reste un morceau de l’étape 4 à consolider et c’est le retour à l’hôtel.
Cela n’a pas été si compliqué en fait de devoir tout remettre dans l’ordre. Avec un peu de méthode, on y arrive.
Pendant le repas du soir, on discute du parcours en se remémorant son tracé. Je ne sais pas si on peut faire plus beau… mais de l’avis de tous, si le beau temps est de la partie, “ça va découper la tôle”…
Les pochettes recos Cap Fémina Aventure 2018 sont refermées, les documents sécurisés.

Fin des Reconnaissances terrain pour cette année mais la fin du travail sur le terrain n’est pas terminée …

Nb: nous n’avons plus crevé et ce n’est pas loin d’être un miracle !

ÉTAPE 5

DES PAYSAGES QUI ÉVOLUENT AU FIL DES KILOMÈTRES…

Déjà avant le lever du jour, on entendait le sable frappé les fenêtres. Maintenant c’est à peine si on devine les dunes pourtant si proches de notre hôtel. Il y a vent de sable aujourd’hui.
On décide de poursuivre le programme quand même, cela va bien se lever : on commence par les 30 premiers kilomètres de l’étape 5, on continue sur la modification de la 4, on refait les 20 kilomètres suivants de la 5 et on teste une variante… ça va être simple à rabouter toutes ces feuilles de roadbook.
Bref on attaque et on se présente au 1er point, le départ de l’étape 5. On ne voit rien. On y va quand même.

1km… 2km… 10 km. Tout est faux dans le roadbook, impossible de voir les pistes et donc de construire le parcours avec exactitude. Le sable des dunes et des différents oueds environnants ne nous laisse aucune chance. L’erg dans un rayon de 30 kilomètres n’est qu’un brouillard de sable. Pas possible de poursuivre.On va donc commencer par la seconde partie de l’étape 5 soit le 1er quart de la marathon … je confirme, rabouter toutes les pages va être compliqué.
On fait les pleins des véhicules, on ravitaille pour les hommes. Et on attaque la piste. La première partie (façon de parler) nous est familière et elle déroule sous nos roues un terrain rendu si doux par le sable. On progresse sans vent de sable cette fois.

UNE BEAUTÉ INDESCRIPTIBLE

Mohamed et Papou sont nos éclaireurs pour trouver les bons morceaux de piste, ceux qui sont les plus évidents ou les plus techniques selon. Ça évite les demi-tours inutiles et surtout on gagne du temps.
On fait halte vers ce puit coincé au pied de cette paroi et on attaque la vallée de ” la colline à des yeux “… Rien à voir avec le terrifiant film de Wes Craven, non juste que dans cette vallée des renflements géologiques sur la montagne environnante font apparaître des yeux qu’on devine vous observer. Cela faisait longtemps que nous n’étions pas passés ici. D’ailleurs jamais lors d’une des épreuves. Peut-être que nous souhaitions laisser cet endroit paisible.

Mais maintenant que plusieurs véhicules y sont venus alors la piste est là de plus en plus visible. Rien ne nous empêche maintenant de partager cette piste au fond d’un canyon gris. Les souvenirs de ces lieux s’étaient en fait petit à petit effacés, c’est d’une beauté indescriptible.
La journée se termine en apothéose par un cirque dont les reliefs scintillent sous chaque rayon du soleil qui se couche.
Ce soir, on dort dehors, il fait doux et le vent souffle juste pour nous apporter un petit air chaud venu du sud-est.

…ET QUATRIÈME RENCONTRE

Si vous avez bien suivi les notes de Ludo, vous arriverez dans un endroit magique pour votre dernière rencontre.
Comment, avec 3 brindilles ; un peu d’eau, et ……concevoir ce qui va accompagner votre soirée marathon ?
Depuis la nuit des temps, ce…… est indispensable pour pomper, pousser, porter à n’importe quelle heure de la journée.
Ce …….. se mariera très bien avec votre cassoulet, votre foie gras, votre cantal, vos sardines et  autres plaisirs culinaires !
Vous pourrez en parler autour d’un grand feu !
Le ….. fait de mille grains de……,qui pour un seul tombé en terre se donne cent fois lui-même.

ÉTAPE 4

LES DUNES DE MERZOUGA VOUS ATTENDENT…

On est debout très tôt. Aujourd’hui c’est l’étape 4 et le parcours des dunes. Dégonflage et c’est parti …
Cependant dès aujourd’hui nous ne sommes plus seuls et Mohamed accompagné de Papou sont là. Ne croyez pas que nous craignions de nous ensabler, on a pelleté bien des fois, mais on s’approche de la marathon et ce sera plus simple et rapide à gérer avec 2 voitures.
Bref, chemin faisant le parcours se construit dans les dunes, un peu plus long que d’habitude, et on en ressort avant l’arrivée des premières chaleurs. On cale notre position par rapport au prévisionnel et on repart sur cette belle piste bordée de l’erg et parsemée de tamaris.

On avance rapidement en faisant les bons choix à chaque fois et nous revoilà sur le goudron. Direction un petit resto à Erfoud où nous avons nos habitudes pour valider cette étape 4. Mais déjà en retrouvant la route, j’avais un sentiment bizarre mais là c’est confirmé. Trop court de 30 minutes… On sort les cartes sur la tables et on commence à jouer avec les pistes. Allonger par là … bof. Passer par ici … ce n’est pas beau. Reprendre sur cet piste… on va y passer à l’étape 5.

AU LOIN, LES DUNES MAJESTUEUSES !

Après de longues minutes de discussion, une évidence s’impose : prendre une partie de l’étape 5 qui était prévue pour gagner une demi-heure (intéressante) et modifier le second quart de l’étape 5.
On remballe tout et on part pour valider les lieux de 2 rencontres solidaires prévus sur les étapes 2 et 3. Thé, cacahuètes à la première maison suivi d’un thé, cacahuètes à la seconde maison. On ne fait pas l’apéro mais les cacahuètes, on y à droit …

On décide de repartir pour la fin de l’étape 4 que nous devons refaire mais la pluie s’en mêle. De gros orages bourgeonnent à droite et à gauche et nous obligent à rejoindre l’hôtel. On validera donc informatiquement l’étape 3 et le début de l’étape 4 avant de profiter de la soirée… cette fois à l’intérieur car le vent et la pluie nous y obligent.

LA JOURNÉE SOLIDAIRE DU CAP FÉMINA AVENTURE  2018

Une action solidaire menée à l’école de Douar Assifa

Chaque année le Cap Fémina Aventure rénove une école dans le cadre de l’Action Solidaire mise en place par l’association Caritative Cœur de Gazelles.

L’école de Douar Assifa sera rénovée par les Cap’Fées !

En octobre prochain, les Cap’Fées vont rénover l’école de Douar Assifa qui accueille, 170 élèves de 5 à 11 ans, 6 professeurs et 1 directeur.
L’école se compose de 7 classes, un bloc sanitaire et un logement destiné au directeur.
Une des classes est destinée à devenir une salle informatique grâce aux dons acheminés par les Cap’Fées. Déjà 8 ordinateurs sont prévus !
Les extérieurs de l’école composent le terrain de jeux des enfants durant les récréations.

Qu’en est-il des travaux à venir ?

L’équipe de l’association Cœur de Gazelles a pu rencontrer le Directeur de l’école qui leur a fait part de leurs besoins et des soucis rencontrés au sein de l’école. Le chiffrage des travaux a été évalué et plusieurs travaux d’aménagement en amont de l’arrivée des Cap’ Fées vont être réalisés :

  • Certains murs vont être renforcés
  • Les trous sur les murs vont être rebouchés et les supports nettoyés avant peinture
  • Les sols de 2 classes vont être réparés
  • Les vitres cassées vont être changées
  • Les arbres et les trottoirs de la cours vont être délimités
  • Les portes des sanitaires vont être réparées et les eaux usées évacuées
  • Une classe informatique va être aménagée

Un planning des travaux qui sera opéré avant l’arrivée des Cap’Fées est en train d’être finalisé.

Quel programme pour cette journée solidaire ?

La journée sera riche en émotions !
La matinée sera consacrée à la rénovation de l’école et à la remise des dons à l’association Cœur de Gazelles. Équipages et organisateurs seront répartis sur le chantier en fonction des besoins fixés par le Chef de Chantier.
Ensuite Cap’ Fées, organisateurs, instituteurs et directeur de l’école partageront un repas typique Marocain pour se remettre des émotions de la matinée.
L’après-midi, les Cap’ Fées seront libres d’échanger avec les enfants de l’école qui nous rejoindront pour partager des ateliers selon différents thèmes (peinture, dessins, jeux de plein air, musique, chants, cirque, construction…). La journée se clôturera par une photo souvenir tous ensemble !

ÉTAPE 3

DES ZONES ENCORE INEXPLOITÉES ATTENDENT LES CAP’FÉES

Pas un nuage dans le ciel ce matin et avant le petit-déjeuner en préparation, on apprécie le soleil levant sur les dunes sur la terrasse de la chambre. Malgré le nombre de fois que nous avons eu la chance de voir ce spectacle, il nous apparait qu’il est impossible de s’en lasser. Et puis les premiers rayons de soleil passe la crête des dunes pour illuminer ce pneu si dégonflé !!! La réparation n’a pas tenu et sitôt le petit déjeuner avalé, nous voilà chez le “Point S” local … et forcement il est 7h20 et le garage est fermé. On attend… on croise des mecs qui nous disent qu’ils vont le prévenir.

Mohamed s’en charge. 15 minutes plus tard, le mécanicien arrive les yeux embrumés de fatigue. Il essaye tant bien que mal de réparer et y parvient mais avec comme réponse à la question “ça va tenir ?”… Inch’Allah.
Mohamed qui sera encore occupé aujourd’hui ne veut pas nous laisser partir comme cela. 15 coup de fil plus tard et 1 heure après un pneu arrive… même dimension, même marque… mais il est un chouia en meilleur état. Cela nous fera 5 roues TT et une roue pour goudron.

DES PASSAGES SABLEUX POUR PIMENTER CETTE 3ÉME ÉTAPE

Il est 9h20 et on part enfin pour l’étape 3. Enfin après être passé faire reprogrammer notre GPS. Rendons à César ce qui appartient à César : rapide, efficace ! Tout fonctionne à nouveau mais il est quand même 11h00 quand on attaque la piste. Fred me regarde l’air déprimé … “oui Fred, on ne mangera pas à midi”.
Le début d’étape est tout neuf … jamais fait et surtout jamais venu ici. Mais ça passe, pas de problème. En plus c’est beau et sympa. On grignote notre retard et on prend même de l’avance petit à petit. Pas de surprise sur le parcours, ce qui avait été prévu est réalisé sans difficultés. Il y a bien quelques endroits sableux où la piste s’efface mais s’était prévu et cela mettra un peu de piment à la journée.

Fin d’étape et avant dernier point… Avec Fred, on veut essayer un passage pour corser un peu le jeu. On refait marche arrière et on prend à droite plutôt qu’à gauche. Le parcours est délicat mais ça passe avec en prime un passage bien sableux et une première dune à franchir … rien de bien méchant mais une première quand même.

Le soleil est encore haut et après un dernier cap (en hors-piste cette fois), le ravitaillement de notre dromadaire à 4 roues, on prend la direction de l’école pour valider le choix pour cette édition 2018. La rencontre avec le Directeur, les professeur et l’association des parents d’élèves se déroule pour le mieux. Le Directeur et les professeurs œuvrent vers la même volonté de rénover cette école pour le bien être des 170 enfants scolarisés ici. Le traditionnel thé, cacahuètes, gâteaux chez le président de l’association termine de nous mettre tous d’accord. L’école n’est pas énorme mais le besoin est réel et le village de ce bout de route tellement attachant. Validé et approuvé !

…ET TROISIÈME RENCONTRE

Une bétonnière, 2 pelles, 2 brouettes, une cuve et un grand feu sont les
ustensiles nécessaires à la fabrication de cette recette en grande quantité
Mais pour vous, Rkia, qui vous ouvrira sa maison, accompagnée de ses amies, utiliseront une bassine, 2 cuillères 1 plat et un réchaud afin de vous transmettre leurs savoir-faire indiscutable.
A votre retour, vous pourrez, si vous êtes attentives reproduire cette explosion de saveurs pour faire applaudir les papilles de vos familles et amis.

“Je ferme la bouche et dedans c’est fastueux
La sauce puissante met le palais en feu,
Attise l’oeil, enfièvre le corps. Somptueux !
Mêlés, s’écoulent le rugueux et l’onctueux”

ÉTAPE 2

DES PAYSAGES GRANDIOSES AU FIL DE LA 2ÉME ÉTAPE…

Cette fois-ci pas de perte de temps … Il est 7 heures et nous sommes déjà sur les pistes pour finaliser cette seconde étape.
“Fred ça fait un drôle de bruit … pshitt … pshitt… Et m…”
On l’avait un peu prévu… avec la gueule des pneus, il ne fallait pas espérer plus. Bon on sort le matériel et on démonte les 6 écrous … heu 5 ! En fait il en manque un. Bref on installe le cric et on commence le desserrage des écrous. Et d’un, et deux et … et … l’écrou (qui n’est pas celui d’origine) est serré à toc. On force et il casse. Bon -2 !
On poursuit le suivant RAS mais le dernier casse aussi. La patience est un art qui ne s’improvise pas…!
Après le changement de roue (qui elle n’a jamais été équipée de pneu TT), on prend une décision.

Pas de temps à perdre, on va continuer avec 1 écrou sur 2. On cale avec Mohamed qu’on rejoint ce soir pour la réparation. On fera attention et on contrôlera souvent. La piste se déroule enfin tranquillement. Les espaces “vides” alternent de rares fois avec des zones “urbaines“.
Et on bascule vers l’autre coté de cet oued si puissant lorsqu’il se déchaine. On rentre dans ces paysages si grandioses. Un mélange de jaune, de gris, de rose, de noir.
Des campements nomades près d’une végétation pas si clairsemée. Ces pistes qui serpentent au fond des vallées, qui grimpent sur ces reliefs… On voulait déjà y être quand nous l’avions préparée, les souvenirs étaient les bons.

L’ÉTAPE SERA BELLE MAIS LONGUE…

On s’arrête pour contrôler la roue encore une fois, on repart et écran noir…L’écran du GPS de référence n°1 est tout noir. Alimentation électrique ok, on tapote sur les boutons mais rien à faire c’est un problème électronique.

Bon il nous reste le second pour relever les kilomètres. Il nous faudra passer voir son “maitre” qui est dans le coin pour un rallye afin qu’il puisse nous le reprogrammer. Le début est chaotique. La journée nous emmène “tout au bout”. Là où nous sommes encore autorisés à aller et puis on traverse cette si belle oasis pour retrouver des espaces plus ouverts où les caps peuvent s’imposer…
L’étape sera belle mais longue et les derniers kilomètres devront faire preuve de toutes les attentions.

Fin de l’étape et retour sur Merzouga pour retrouver Mohamed et notre premier thé à la menthe (je vous rassure, il y en aura d’autres !).

1 kilo de cacahuètes plus tard, Fred part faire réparer la roue pendant que je synthétise les traces et raodbooks de ces 2 premières étapes.
La soirée est déjà bien avancée quand les goujons sont changés, les 6 écrous replacés, la synthèse de l’étape 1 et 2 effectuée et on peut souffler.

21h30. Il fait encore 25 degré, on dîne dehors et on profite de la soirée entre amis au Ksar Bicha chez Ali. On a recalé notre retard et il semble que les ennuis soient derrière nous.

…ET DEUXIÈME RENCONTRE

Après une chaleur torride dans votre 4×4, vous retrouverez
la quiétude et le bonheur de la « fraicheur à l’ombre… »
Un thé, quelques explications et vous plongerez dans l’antiquité et les coutumes de votre pays hôte et de son peuple !
Pour une femme, surtout si c’est une Fée, prendre soin de soi permet de traverser les âges.

“En cet endroit aucun voile
N’atténue l’éclat des femmes.
Les chevelures dénouées,
En subtiles cascades
Ondulent… libérées
Auréolant leur beauté.”

ÉTAPE 1

PREMIÈRE ÉTAPE SPORTIVE…

C’est vrai que tout a été décidé rapidement.

Quelques jours après le retour du Rallye Aïcha des Gazelles, le prévisionnel des parcours ayant été finalisé, nous fixons les dates des prochaines Reconnaissances terrain du Cap Fémina Aventure 2018. Le temps en France n’est pas vraiment de saison et pour tout dire, nous ne sommes pas mécontents de nous envoler d’ici peu vers les terres marocaines !
Tout a été planifié rapidement mais efficacement. Un calage des zones exploitées avec le nouvel organisateur du Rallye du Maroc nous permet de prendre toutes les mesures pour monter notre parcours sans risque de croisement sur le terrain. Tout est organisé au mieux en amont de manière à ce que le jour J de l’étape, tout se passe bien.

Les voyages sont calés, les sacs ont été chargés du matériel nécessaire, les GPS programmés. Nous sommes dans l’avion et les reconnaissances 2018 sont sur de bons rails.

Enfin presque…
Il est 23h00 et nous venons avec Fred d’atterrir sur l’aéroport d’Errachidia. Le véhicule que nous avons loué n’est pas là. C’est un peu comme ça, on s’adapte au pays des dattes …

Au réveil, le lendemain un tour sur le parking de l’hôtel ne nous rassure pas … La voiture n’est toujours pas là.

Petit-déjeuner… puis écriture du programme des jours à venir (peu de temps et beaucoup de travail) … un petit café … on regarde une énième fois le prévisionnel du parcours … un petit café … un petit café … la voiture n’est toujours pas là ! Par contre avec la caféine, on est en pleine forme.

Il est 10h15 quand elle arrive enfin. Tout s’arrange au pays des oranges…

Enfin, même au Maroc ce n’est plus trop la période des oranges. L’alimentation électrique demandée n’est pas prévue dans l’habitacle et nous sommes déjà en train de bruler des cierges à la vue de l’usure avancée des pneus (qui ont été en un temps, typés tout-terrain). Encore 2h30 de perdu pour brancher les appareils et surtout trouver un électricien auto qui disposera du câblage nécessaire pour alimenter les GPS et enregistreurs.

Tout est plus long ici … on attaque cette première journée à 14h00 avec déjà du retard mais enfin la douceur du bitume fait place aux trépidations et au ronflement de la piste.

LES PREMIÈRES PISTES S’OUVRENT SUR LES GRANDS ESPACES

Les premiers kilomètres s’ouvrent directement sur les grands espaces. Pas de grandes difficultés dans les pistes mais l’espace fait toujours douter. Les distances entre les points sont assez longues et ce n’est pas pour rassurer lorsque ce sont les premiers tours de roue.

On teste, on avance, on reculele secteur change beaucoup ici. On valide ce passage pour trouver la difficulté que nous trouvons moyenne pour ce qui sera la première étape.

Les zones de bivouac ne sont pas nombreuses mais celle qui avait été envisagée est la bonne.

Pour nous, pas le temps de s’arrêter, nous devons caler la toute 1ère rencontre de cette 8ème édition, qui aura lieu le soir de cette 1ère belle étape.

…ET PREMIÈRE RENCONTRE

« Vous allez découvrir, par ci par là, dans vos premières dunes, ces femmes, poètes de la plume, qui d’un trait vous conterons l’histoire Amazigh. »

N’ hésitez pas à questionner Fatima, Mama,  Aïcha et ses amies qui vous confesserons de façon que « l’histoire qu’elles vont vous écrire » vous ressemble le plus possible !

Vous garderez un souvenir ineffaçable dans votre mémoire… !

Nous continuons notre route jusqu’à la nuit… mais pas longtemps. La pénombre est déjà là et les pistes s’effacent devant nous. On s’arrête sur un point bien significatif et on repartira demain…