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« Un super défi à la portée de toutes ! Superbe en quad, même sans expérience !  »
Sylviane, team 38 - 2éme édition

Résumé d'étape

Jours 8 et 9 - Etapes 5 et 6, marathon

Jeudi : 1ère partie de la Marathon

Partir sur une étape Marathon, c’est toujours un moment particulier. Surtout quand la veille, des trombes d’eau se sont abattues sur le sol sec et aride du désert Marocain. Conséquence de ces pluies de quelques heures, les oueds sont chargés et certains passages prévus au départ sur le parcours sont devenus impraticables. Pour des raisons de sécurité, d’autres points de passage sont donc dans la foulée mis en place par l’organisation. Le 116 : Florence Gaillot et Katie Mottier, apprécie cette « réactivité de l’organisation ».



Le début de l’étape se fait donc dans le village de Chdaid, aux kazbahs en pisé posées dans un décor de rêve : montagnes abruptes d’un noir profond, saupoudrées d’un sable orange vif, le tout aux abords d’une palmeraie source de vie au beau milieu de ces terres sauvages… le parcours s’enfonce vers d’immenses plateaux où la boussole est l’outil indispensable : les Cap’Fées prennent leurs caps sur une butte, ou directement sur le toit de leur voiture, pour percevoir au plus loin les subtilités du relief. Les équipières du 129, aux allures de Top Gun avec leurs casques racés, hésitent sur le point de départ de son cap 300°, tandis que la 101 patauge dans la boue laissée par l’orage de la veille.



Une exploration de l’espace qui mène les concurrentes aux pieds des dunes d’Ouzina, éblouissants monticules de sable sur fond de roches volcaniques. Qui dit sable, dit forcément quelques tankages : inutile de faire signe, à peine ensablées, les Cap’Fées aux alentours viennent à la rescousse des équipages bloqués dans leur progression et mettent toute leur énergie pour sortir le véhicule de son impasse.

 

Tout de même aguerries par ces pistes qui s’entrecroisent et se recroisent, qui apparaissent et s’évanouissent dans la roche ou dans le sable, nos Cap’Fées ont pris le pli et avancent à vitesse régulière pour rejoindre la zone de bivouac.
Un bivouac qui se mérite : pour preuve, la 101 à nouveau bloquée dans la boue à quelques mètres du CP. Cette fois, les chaussures sont délaissées et c’est pieds nus que les filles pataugent dans la boue pour ramener la Jeep à bon port. Le 114, quant à lui, n’a laissé aucune chance à la boue de prendre son emprise en passant à toute vitesse… et en décollant les 4 roues… du sol !



Tous les moyens sont bons pour arriver à temps à cette soirée Marathon, où les filles vont entre-elles savourer une nuit au beau milieu de nulle part, au milieu des dunettes. Autour du feu de camp, on chante, on danse, on rit, on découvre les spécialités régionales acheminées exprès par chaque équipage, et on trinque à la santé des Cap’Fées… qui même, si elles sont entre-elles, sont tout de même sous la protection de l’organisation déployée avec l’assistance médicale à quelques centaines de mètres de là.



Vendredi : 2ème partie d’étape marathon

Une bonne nuit de sommeil plus tard, le silence du désert est perturbé l’espace d’un instant par le zip des tentes qui s’ouvrent les unes après les autres. Quoi de plus motivant que de débuter la journée face au lever du soleil… en plein désert Marocain ! Pas le temps de traîner, les Cap’Fées rassemblent leurs affaires, prennent le soin de vérifier que la zone est pure de tout déchet, comme le demande l’organisation, et s’engagent sur les pistes.

 

Et dans ces zones aussi sauvages, la nature a aussi repris ses droits : pour assurer la sécurité des participantes, l’organisation réajuste le parcours devenu difficile à cause de pluies diluviennes. Passer l'oued, c’est voir de chaque côté du 4x4 des gerbes d’eau qui donnent envie de recommencer, mais c’est aussi… repeindre le 4x4 au couleur de la boue. Les puristes apprécieront.
Plus loin, alors que l’équipage 130 est parti à pied pour reconnaître le terrain avant de s’y engager, le 116 file vers le col… décoré de son lot de sable. Quelques coups de pelles et un sanglage plus tard, les Cap’Fées continuent leur route vers un horizon infini : le lac asséché s’étale sur des kilomètres et sa surface plate et pure permet à chaque équipage d’accélérer et de connaître, cheveux au vent, une sensation de liberté incomparable.
Seul le 115 : Nadine Ruch et Nathalie de Villemandy voit sa progression ralentie par un problème de « turbo », vite réparé par l’assistance mécanique déployée sur l’événement.



De piste en piste et de cap en cap, les Cap’Fées arrivent au bout du parcours, acclamées par une horde d’écoliers marocains surpris de voir un tel événement dans leur village. L’arrivée, ou encore le moment ou l’émotion et larmes se mélangent : fières elles sont, d’avoir surmonté les obstacles et traversé les déserts.
Encore quelques heures de route jusqu’à Ouarzazate, et les filles peuvent savourer une douche et un repas bien mérité. Ce soir, l’organisation les emmène au cœur de la ville fêter dignement l’événement et la fin toute proche de l’aventure, car demain, la remise des prix et son déjeuner marqueront la fin de l’aventure, une aventure qui, c’est sûr, en aura marqué plus d’une.






CFA 2011 - Etape 5 par cap-femina-aventure


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