LIVE 2017 Journaux 2017-10-04T09:41:11+00:00

JOURNAUX D’ÉTAPES

Une dernière soirée inoubliable

Remise des prix

Vendredi soir,  tous les équipages avaient rendez-vous à la villa Janna, un site exceptionnel, situé en plein coeur de la palmeraie de Marrakech, pour la remise des prix du Cap Fémina Aventure. L’occasion aussi de faire la fête ensemble avant que chacune rentre chez elle. D’ailleurs, les Cap’Fées n’étaient pas seules, plusieurs d’entre elles étaient accompagnées de proches, venus les féliciter.

Les podiums

Catégorie 4×4

1ère place : [team team=”255″ mot=”équipage”]

2ème place : [team team=”327″ mot=”équipage”]

3ème place : [team team=”393″ mot=”équipage”]

Catégorie Quads/SSV

1ère place : [team team=”68″ mot=”équipage”]

2ème place : [team team=”43″ mot=”équipage”]

3ème place : [team team=”35″ mot=”équipage”]

Des Cap’Fées bien gâtées

Accueillies par un groupe de musiciens locaux et par une haie d’honneur, formée par les organisateurs, les Cap’Fées ont assisté à la remise des prix dans l’amphithéâtre. Les trois premières gagnantes de chaque catégorie ont été très gâtées ! Smart box, bouquets de fleurs, lampes marocaines en fer forgé, bons de remise pour une prochaine inscription au Cap Fémina Aventure, des bons d’achat Euro 4x4parts ou encore des coffrets de produits de beauté de la marque Delarom

Les récompenses étaient à la hauteur des efforts engagées par les Cap’Fées sur les pistes du désert marocain ! Toutes les Cap’Fées ont d’ailleurs  reçu chacune une plaque gravée “Cap Fémina Aventure 2017”, réalisée par des artisans de Marrakech.

“C’est déjà fini”

Le spectacle était assuré par des cracheurs de feu, qui ont enflammé les Cap’Fées. Ces dernières ont d’ailleurs pu revivre les quelques jours qu’elles ont passé dans le désert, les yeux plein de larmes et de fierté face aux exploits qu’elles ont accompli. La diffusion des vidéos est ponctuée d’applaudissements réguliers, y compris lorsqu’il est question des équipages “hors classement”. “On ne réalise pas que c’est déjà fini“, confie Fanny, de la team 225.

Une fois encore, la cérémonie est ponctuée de belles scènes de solidarité, où les unes se jettent dans les bras des autres.

Coup de théâtre pendant la remise de prix, le compagnon de Jennifer, de [team team=”116″ mot=”l’équipage”] l’a demandé en mariage, avec la complicité d’autres Cap’Fées, qui avaient revêtu des tee-shirt siglés de lettres formant : “Veux-tu m’épouser ?“. Un grand moment d’émotion partagé par toutes. La soirée s’est poursuivi tard en musique, ponctuée d'”au revoir” parfois difficiles mais marqués par des promesses de “se revoir vite” après des moments partagés “inoubliables”.

Un grand merci à toutes les Cap’Fées pour leur participation et leur bonne humeur partagée tout au long de l’aventure ainsi qu’à leurs proches et aux internautes qui les ont soutenu.

Remerciements également à nos partenaires : ONMTVilleneuve lez AvignonDelaromSud RadioEuro4x4partsJournal du 4×4Eaux Minérales d’OulmèsFondation Good PlanetDiana Holding

Palmarès

Le Québec à l’honneur

Pour la première fois dans l’histoire du Cap Fémia Aventure, le raid a été remporté par un équipage canadien, [team team=”255″ mot=”le”], formé par Marie-Claude et Nancy. Une victoire à laquelle ne s’attendaient pas du tout les deux amies qui participaient surtout pour “le plaisir de découvrir le désert”. “On s’est laissées prendre au jeu du classement quand on s’est rendu compte qu’on était dans les dix premières et qu’on progressait dans le classement”, raconte Marie-Claude, qui confie que “le plus dur c’était d’être partagées entre le fait de s’arrêter pour admirer les paysages et le roadbook qu’il fallait suivre pour avancer”. “Mettez-y du coeur et amusez-vous“, conseille, de son côté, Nancy, aux futures Cap’Fées.

“L’appel du désert”

Du côté des SSV, c’est [team team=”68″ mot=”l’équipage”], qui est arrivé en tête du classement. Une “fierté” et un “accomplissement” pour Claudine et Rosemery. L’an dernier, les deux amies avaient été contraintes d’abandonner l’aventure car Claudine avait eu des problèmes de santé donc forcément cette année, c’est une double satisfaction ! “On a fini ce qu’on n’a pas pu finir l’année dernière”, se félicitent les deux Cap’Fées. Claudine, qui en est à son sixième Cap Fémina Aventure, conseille aux potentielles futures cap’Fées de se lancer en SSV. “On a une liberté complètement différente qu’avec un 4×4“, explique-t-elle, tout en soulignant qu’il est selon elle “impératif” de savoir manier le SSV avant de se lancer dans un raid. Ravies de l’ambiance “particulièrement conviviale” cette année, les deux amies n’écartent pas l’idée de revenir l’an prochain pour répondre à ce qu’elles qualifient d'”appel du désert”.

“Une belle leçon de vie” malgré la défaite

La défaite est en revanche un peu difficile à digérer pour Brigitte et Sandrine, de [team team=”130″ mot=”l’équipage”]. Les deux Cap’Fées ont en effet raté la victoire de très peu : à cause d’un pneu crevé, elles sont arrivées deux minutes trop tard à la dernière balise, ce qui leur a valu suffisamment de points de pénalité pour écarter toute chance de victoire. “La défaite sportive c’est le jeu mais c’est au niveau personnel que c’est difficile à gérer”, confie Brigitte, qui a récemment perdu son mari, un grand amateur de sport automobile, à qui elle aurait aimé dédié sa victoire, ainsi qu’à son fils “pour lui motrer qu’il faut se battre dans la vie”. “Cette victoire, c’était la victoire d’une vie”, résume encore cette cheffe d’entreprise, qui a participé à deux reprises au Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc et a remporté le Cap Fémina Aventure, il y a deux ans, déjà avec Sandrine comme coéquipière. “Je ne regrette absolument pas d’être venue, c’est une belle leçon de vie“, assure la Cap’Fée.

Les podiums :

Catégorie 4×4 :

1ère place : [team team=”255″ mot=”équipage”] 2ème place : [team team=”327″ mot=”équipage”] 3ème place : [team team=”393″ mot=”équipage”]

Catégorie Quads/SSV :

1ère place : [team team=”68″ mot=”équipage”] 2ème place : [team team=”43″ mot=”équipage”] 3ème place : [team team=”35″ mot=”équipage”]

Les Cap’Fées, “des filles épatantes”, selon Anouk Meunier

Cette année, les équipages avaient pour marraine Anouk Meunier, animatrice de l’émission Accès illimité, sur la chaîne TVA. Elle est venue passer trois jours dans le désert pour les soutenir.

Que retenez-vous des quelques jours passés dans le désert auprès des Cap’Fées ?

Je retiens des rencontres fabuleuses avec des filles épatantes, qui sont pleines d’ambition. Je retiens aussi une belle solidarité que j’ai vu se renforcer de jour en jour. J’ai adoré voir les équipages et vivre avec eux leurs émotions. Le point culminant a été, bien sûr, l’arrivée où j’ai vu de très belles larmes de joie. C’est difficile de comprendre ce que vivent les Cap’Fées tant qu’on ne vit pas soi-même. Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi on parle de “dépassement de soi”.

Cela vous a-t-il donné envie de tenter l’expérience en tant qu’équipage ?

Pourquoi pas, j’y pense depuis deux ans. Lors de ma première venue au Maroc, j’ai eu un véritable coup de coeur pour le pays et surtout pour le désert, où je trouve qu’il y a une ambiance ressourçante. On se sent vraiment tout petit dans l’immensité du désert, c’est un endroit qui me plait vraiment, je vais y réfléchir encore plus sérieusement.

Quel conseil pourriez-vous donner aux futures Cap’Fées ?

A mon avis, le plus important c’est d’avoir une confiance absolue en sa partenaire. Il faut également accepter d’être déçue et de ne pass réussir à tous les coups. La progression et l’évolution c’est ce qui fait du Cap Fémina une belle aventure. Il y a forcément des embûches mais ça fait partie du jeu et quoi qu’il arrive il faut toujours regarder en avant et ne pas perdre son sang-froid.

La solidarité jusqu’à la ligne d’arrivée

Une dernière nuit sous les étoiles

Pour la seconde fois du Cap Fémina Aventure 2017, les équipages se sont retrouvés pour un bivouac en plein désert mais la fatigue se faisant sentir, la soirée a été beaucoup plus calme que la précédente. “C’était magnifique de pouvoir observer les étoiles, j’ai même vu la voix lactée“, raconte Chantal, de [team team=”79″ mot=”team”] , encore émerveillée.

Profiter des derniers paysages

L’émerveillement est justement au programme de cette sixième et dernière étape, promet Ludo, le directeur sportif, lors du traditionnel briefing quotidien du matin. De quoi mettre l’eau à la bouche des Cap’Fées, qui comptent se donner à fond jusqu’au bout. “On va profiter des derniers paysages pour les garder bien en mémoire avant de rentrer chez nous, au Québec“, explique ainsi Brigitte, de [team team=”244″ mot=”l’équipage”] .

“Profiter, profiter, profiter”

“On s’en prend plein la vue”

Le départ de cette dernière étape est donné par Anouk Meunier, une présentatrice québécoise, marraine des équipages canadiens.Contrairement à ce que pensaient certaines, ce n’est pas parce que c’est la dernière étape, que le parcours est plus facile et plusieurs équipages manquent la première balise, comme [team team=”137″ mot=”la team”] . “On a raté le premier check point mais c’est pas grave, c’est le dernier jour et on s’en prend plein la vue“, commente ainsi Mariette.

“Incroyable tellement c’est beau”

Sous les yeux des Cap’Fées défilent en effet des paysages à couper le souffle, faits de lac asséché, de roches noires, de sable rosé et parsemé de quelques acacias et tamaris. “C’est incroyable tellement c’est beau“, s’exclame Audrey, de [team team=”344″ mot=”l’équipage”], tellement subjuguée qu’elle en oublie de prendre son cap alors que c’était la raison pour laquelle elle s’était arrêtée.

“Une bonne leçon de vie”

Une arrivée en fanfare

Après leur problème mécanique de la veille, Marine et Florence, de [team team=”253″ mot=”la team”], ont retrouvé le sourire. “Finalement, quand on ne cherche plus à être en haut du classement, on profite plus des paysages“, constate l’une d’elles. Les premières Cap’Fées franchissent la ligne d’arrivée dès 13h, accueillies par un concert de musique gnaoua ainsi que des boissons fraîches et des pâtisseries orientales.

“Une très belle aventure”

[team team=”79″ mot=”La team”] fond en larmes sur la ligne d’arrivée. “On est fatiguées mais très contentes de ce qu’on a fait. C’est une très très belle aventure”, confie Caroline. C’est bientôt au tour de [team team=”253″ mot=”l’équipage”] de terminer l’étape. “C’était tellement intense qu’on n’a pas assez de mots pour expliquer ce qu’on a vécu”, expliquent les deux Cap’Fées, très émues.

“Une bonne leçon de vie”

L’émotion est au rendez-vous. Isabelle, de [team team=”312″ mot=”l’équipage”], arrivé le premier est très satisfaite de son parcours, d’autant plus que cette année elle a vécu l’expérience avec sa fille Noémie, 18 ans, la benjamine du raid. “C’est une bonne leçon de vie, ça apprend à prendre ses responsabilités, à se faire confiance et à assumer ses choix“, estime la mère, qui compte désormais faire découvrir le désert à son mari en participant au Gazelles and Men Rallye.

Solidaires jusqu’au bout

“De superbes rencontres”

Les premiers équipages arrivés courent faire une haie d’honneur pour accueillir [team team=”371″ mot=”l’équipage”]. “On a beaucoup appris sur nous mêmes”, souligne Emelyne, alors que ses amies Cap’Fées lui sautent dans les bras. [team team=”344″ mot=”Les teams”][team team=”142″ mot=” et”] arrivent dans un concert de klaxons. Evelyne, de [team team=”395″ mot=”l’équipage”] a bien sûr été séduite par les “magnifiques paysages du désert” mais elle retient surtout de “superbes rencontres“.

Un grand moment de solidarité

C’est passé trop vite“, regrette de son côté Nathalie, de [team team=”299″ mot=”l’équipage”] tandis que [team team=”272″ mot=”la team marocaine”]  arrive en faisant des “youyou“. A l’arrivée  de [team team=”111″ mot=”la team”], tractée par le camion de Stéphane, de nombreux équipages se précipitent à leur rencontre pour les applaudir et décident de pousser le véhicule jusqu’à la ligne d’arrivée.

Un grand moment de solidarité qui résume ce qu’a été cette 7e édition du Cap Fémina Aventure.

Les Cap’Fées de plus en plus soudées

“Une journée de précision

Mercredi matin, les Cap’Fées ont quitté Erfoud pour une étape marathon, au cours de laquelle elles passeront la nuit dehors.
Une étape “impressionnante” pour Nathalie, de [team team=”16″ mot=”l’équipage”] , qui assure avoir compté “90 caps à prendre”. Sa coéquipière , Guylaine prédit “une journée de précision“. Pascale et Isabelle, de la [team team=”245″ mot=”team”], mettent la musique à fond sur la ligne de départ. “C’est pour donner la pêche à tout le monde”, expliquent-elles alors que résonne “Être une femme”, de Michel Sardou.

Un décor de cinéma

Le début de parcours entraîne les Cap’Fées au milieu des khetara, des monticules de terre qui abritent en fait des canalisations souterraines. Les équipages contournent ensuite la montagne de M’Douara, que les cinéphiles peuvent connaître puisque le lieu a servi de décor dans le dernier James Bond ou encore pour La Momie.

“On se régale, les paysages sont incroyables”, commente d’ailleurs Xavière, de [team team=”114″ mot=”la team”]. [team team=”223″ mot=”L’équipage”] , lui, s’arrête pour prendre des photos. “Aujourd’hui, c’est de la navigation pure et dure“, analyse Anne, de [team team=”333″ mot=”l’équipage”]  tandis que sa coéquipière, Christine, raconte : “je me fais plaisir en conduisant“.

Quelques mètres après la 3e balise, plusieurs équipages s’arrêtent déjeuner à l’ombre des accacias. Certains se regroupent, comme les [team team=”399″ mot=”équipages”],[team team=”254″ mot=” “] [team team=”297″ mot=”et”]. “On est une dream team“, s’amuse Sandra, de la team 399, qui explique également ne pas vouloir “laisser tomber l’équipage 297”, qui rencontre quelques petits soucis mécaniques.

Les mécaniciens, “des héros”

Des déboires mécaniques

Entre la 3e et la 4e balise, la [team team=”276″ mot=”la team”]  est contrainte de s’arrêter après avoir perdu des boulons. Agnès, la pilote, se lance dans une “réparation de fortune” en espérant que ça tiendra jusqu’au soir. “On va prier pour que ça tienne, je vais faire très attention”, explique-t-elle avant de reprendre la route.

Les Cap’Fées de [team team=”253″ mot=”l’équipage”] connaissent elles aussi des déboires mécaniques : leur durite éclate à quelques kilomètres de l’arrivée et elles doivent appeler l’assistance mécanique, ce qui leur vaut une pénalité de 400 kilomètres et les éloigne donc de la première place alors qu’elles étaient arrivées premières après l’étape des dunes après un parcours quasi sans faute.

La casse, ça fait partie du sport mécanique, il faut relativiser“, explique Stéphane, mécanicien du raid. Avec son équipe, ils interviennent en journée, sur le terrain, quand il le faut mais aussi et surtout, le soir, quand les Cap’Fées rentrent d’étape et passent par la case mécanique pour vérifier que leur véhicule puisse reprendre la route le lendemain.

Sans eux on ferait quoi ?  Ce serait fini alors franchement on leur doit une fière chandelle. Ce sont nos héros“, s’exclame Marine avant d’aller remercier chaleureusement Abdelatif et Saïd, récompensés par des câlins. Leur véhicule réparé, Marine et Florence de [team team=”253″ mot=”l’équipage”] reprennent la route en direction du point de bivouac marathon pour une soirée qui devrait leur faire oublier leur souci mécanique.

Rencontre gourmande autour de la pâtisserie marocaine

Les cornes de gazelles n’ont plus de secrets pour les Cap’Fées

La dernière Rencontre du Cap Fémina Aventure était consacrée à la cuisine.
Les équipages ont en effet eu la chance de découvrir les secrets de la pâtisserie marocaine avec des femmes de Ramilia venues pour partager  leur savoir-faire. Après un début de journée difficile pour certaines, les Cap’Fées ont été accueillies par Saïd, qui leur a servi un “whisky berbère“, c’est-à-dire un thé à la menthe. Elles se sont ensuite rendues dans une maison prêtée par un habitant de la région, où plusieurs femmes les attendait.

Malgré une journée éprouvante, Catherine et Sandra de [team team=”273″ mot=”l’équipage”] , jouent facilement le jeu et participent volontiers aux différents ateliers proposés, à commencer par les fameuses cornes de gazelles, dont la recette varie d’une région à l’autre et de la richesse des familles. La recette proposée aux Cap’Fées contient comme pour les autres de la pâte d’amandes et de la fleur d’oranger mais aussi, plus surprenant, des cacahuètes et de la confiture d’abricot.

Marjouba montre les bons gestes aux équipages ainsi que la technique du pliage. Avant d’être enfournés, les gâteaux sont striés “pour que l’humidité ressorte”, explique Vanessa, de [team team=”180″ mot=”la team”] , qui a bien retenu la leçon de cuisine. “Je ne connaissais que les cornes de gazelles tunisiennes et je suis contente de découvrir les marocaines, qui sont assez différentes“, commente Isabelle, de [team team=”213″ mot=”l’équipage”] .

Des Cap’Fées très gourmandes

ça fait du bien de faire un peu de cuisine après la journée qu’on vient de vivre, ça détend“, souligne Isabelle, de [team team=”213″ mot=”l’équipage”] . A l’atelier sablé, c’est le moule en forme de cœur qui a le plus de succès, preuve que la cuisine est faite avec amour. “Sandra, je te fais un petit cœur et puis un autre pour l’association Cœur de Gazelles”, dis ainsi Catherine à sa coéquipière. Fatima, qui surveille de près le travail des équipages félicite d’ailleurs la Cap’Fée pour son bon travail. “Tu y arrives bien, même mieux que moi”, lui glisse la cuisinière.

Plus loin, à l’atelier “finitions”, les Cap’Fées décorent et agrémentent les biscuits tout juste sortis du four. Vermicelles multicolores, confiture, chocolat, sucre glace, noix de coco… elles n’ont que l’embarras du choix ! Aussitôt cuites, aussitôt dégustées, les pâtisseries sont vite englouties pour le plus grand bonheur des Cap’Fées, visiblement très gourmandes.

Françoise, de [team team=”152″ mot=”l’équipage”] , est ravie de la rencontre. “Qu’est-ce que c’est bon la pâtisserie marocaine !“, s’exclame-t-elle alors qu’on lui remet un petit assortiment de gâteaux, qu’elle prévoit de déguster mercredi soir, lors du bivouac dans le désert. En attendant, et après cette journée riche en émotions, les Cap’Fées filent à l’hôtel pour profiter d’un peu de repos et de détente.

Les Cap’Fées à l’assaut de l’erg Chebbi : les dunes de Merzouga

La solidarité plus forte que les difficultés

La quatrième étape du Cap Fémina Aventure a commencé par un lever de soleil sur les dunes de l’erg Chebbi, plus connues sous le nom de “dunes de Merzouga”.
Mais avant de s’élancer dans le sable, les Cap’Fées ont dû dégonfler leurs pneus afin d’avoir une surface d’adhérence plus importante. Si l’étape est très attendue par les équipages, elle est également très redoutée car très différente des pistes rencontrées jusqu’alors. “Je ne me suis pas entraînée à rouler sur le sable, à part à la plage mais ça n’a rien à voir, je crois”, confie Myène, de [team team=”189″] . Une petite angoisse partagée par Rachel, de [team team=”227″], mais sa coéquipière, Sylvie, assure qu’elle va “détendre l’atmosphère”.

Isabelle et Laure, de [team team=”114″ mot=”l’équipage”], semblent plus détendues : “ça va être trop court, on hésite à se perdre exprès pour faire durer le plaisir“. [team team=”255″ mot=”L’équipage québécois”] bénéficie du soutien de leur marraine Anouk Meunier et Sabrina Cournoyer, venues sur la ligne de départ pour les soutenir. “Moi je suis plus habituée à la neige qu’au sable“, explique Marie-Eve, une autre Québécoise de [team team=”208”].

“On hésite à se perdre exprès pour faire durer le plaisir”

Dés 8h, les Cap’Fées s’élancent deux par deux

Les premières difficultés apparaissent rapidement. [team team=”376″ mot=”L’équipage”], parti le premier sur la ligne de départ, se retrouve rapidement tanké (coincé dans le sable). [team team=”130″ mot=”L’équipage”] arrive rapidement pour prêter main forte, Brigitte sort ses gants pour creuser.

Plusieurs équipages adoptent la technique suivante : les copilotes sortent pour évaluer le terrain et guident ensuite leur pilote. C’est le cas de Latifa, de [team team=”272″ mot=”l’équipage”], qui estime, après quelques mètres, que “le plus dur c’est de trouver le bon rythme” mais elle est ravie de sa première conduite dans le sable. “On vit plein de sensations en même temps, c’est génial”.

Après un saut, Stéphanie, de [team team=”328″ mot=”la team”], fond en larmes. “C’est où la sortie de secours ?”, demande Xavière, de [team team=”214″ mot=”l’équipage”] alors qu’elle creuse en rigolant. Béatrice et Rosemery de [team team=”223″ mot=”l’équipage”] se tankent à plat et il faut quatre équipages pour les aider.  Il y a aussi des scènes de joie lorsque les Cap’Fées finissent par franchir des dunes difficiles.  A l’heure du déjeuner, Madina, de [team team=”254″ mot=”l’équipage”], se félicite de la solidarité qui règne en cette journée difficile. “On s’aide beaucoup plus que les autres jours et je suis contente car c’est ce que je suis venue chercher“, confie la Cap’Fée.

Eléonore, de [team team=”311″ mot=”l’équipage”], pense avoir de “mauvais réflexes”. Caroline, de [team team=”79″ mot=”la team”], est ravie de son raid. “ça se passe très bien, on aide beaucoup les autres mais ça nous convient bien car c’est le but du rallye solidaire“, raconte la Québécoise. “C’est la journée la plus difficile mais la c’est la meilleure qu’on ait vécu depuis le début“, raconte sa coéquipière, Chantal, qui explique avoir compris pourquoi on parlait de “dépassement de soi“.

Effectivement, à l’arrivée beaucoup de Cap’Fées sont fières du trajet accompli. “C’est une belle expérience“, conclut Emelyne, de [team team=”371″ mot=”l’équipage”]. “On s’est tankées deux-trois fois mais on est fières de ce qu’on a fait“, commente de son côté Sylvie et Rachel, de [team team=”227″ mot=”la team”]. “On s’est éclatées”, se réjouissent encore Camille et Clémentine. “Maintenant on va s’appeler les “Warriors”“, ironisent les “Fées No Men” Ludyvine et Céline.

Les Cap’Fées apportent de la couleur dans la vie des élèves d’El Fida

De la fierté et des larmes d’émotion

Après l’étape 3, les Cap Fées avaient toutes rendez-vous à l’école d’El Fida pour un grand moment de solidarité, de partage et d’émotions. Dès leur arrivée, les équipages ont tout d’abord rassemblé leurs dons avant de former une chaîne humaine jusqu’à une salle de classe où  ils seront triés avant d’être distribués, aux enfants, bien sûr, mais aussi à des associations et aux nomades de la région.

Vêtements, chaussures, livres, stylos, cahiers et même des accessoires de foot… Les Cap’Fées ont été très généreuses.

Les hommes du village et les instituteurs aident les équipages à transporter des dons parfois lourds.

Célia, de [team team=”160″ mot=”la team”] , arrive ainsi les bras chargé d’une grosse caisse de fournitures scolaires qu’elle a récupéré auprès d’une école des Hautes-Pyrénées. Marie-Florence, de [team team=”166″ mot=”l’équipage”] , n’est pas non plus venue les mains vides, grâce à la mobilisation de l’école de Perigneux, dans la Loire.

Myriam, de l’association Cœur de Gazelles, remercie les Cap’Fées pour la qualité de leurs dons.

“On est tous des enfants du monde”

Vient ensuite l’heure des “choses sérieuses” : la peinture de l’école

Vert, jaune, bleu, rose, violet… “Enfin, on y est !“, s’exclame Stéphanie, de [team team=”328″ mot=”l’équipage”] . “On va leur apporter de la couleur”, se réjouit Emilie, de [team team=”200″ mot=”la team”] . “Faire une telle action dans une école c’est un geste très fort. On est tous des enfants du monde et il faut tendre la main aux autres“, explique de son côté Anette, sa mère.

Chaque équipage se voit attribuer une couleur qu’il doit appliquer sur les murs intérieurs et extérieurs des classes.

Les ateliers se déroulent dans la bonne humeur, certaines Cap’Fées chantent tout en peignant. D’autres décorent les combinaisons qu’elles ont revêtu pour ne pas salir leurs beaux gilets Cap Fémina Aventure. Le directeur de l’école, Mekkaoui Moulay Abdellah, s’approche de [team team=”244″ mot=”l’équipage”] qu’il félicite pour son travail. “C’est bien, vous pouvez continuer comme ça“, dit-il à Brigitte et Claudie.

“ça valait le coup de suer”

A l’extérieur, la peinture sèche très vite et les Cap’Fées peuvent admirer le résultat de leurs efforts en direct.

Christophe, lui, en bon “inspecteur des travaux finis”, repasse, chiffon à la main pour être sûr que rien ne dépasse. Avec Fred, de Cœur de Gazelles, Myriam et Carine travaillent à la rénovation du bâtiment depuis plusieurs semaines. Ils ont ainsi refait les plafonds, des fenêtres, combler des trous dans les murs et quelques fenêtres pour que l’école soit parfaite.

“C’est en faisant les reconnaissances du terrain pour Cœur de Gazelles qu’on s’est rendu compte que des écoles avaient de sérieux besoins et que les instituteurs et les élèves aspiraient à un cadre de travail plus attrayant“, explique Fred. En sept ans d’existence, c’est déjà la septième école rénovée pendant le Cap Fémina Aventure, souligne Fred.

Après plus deux heures de travail acharné sous un soleil de plomb, l’école est terminée d’être repeinte. “C’est très beau, très coloré. ça valait le coup de suer. On attend maintenant avec impatience de montrer aux enfants”, raconte Catherine, de [team team=”119″ mot=”l’équipage”] . D’ailleurs, les enfants se pressent devant les grilles pour découvrir le visage de leur nouvelle école. Certains ont revêtu leurs plus beaux habits de fête pour l’occasion.

Les Cap’Fées sortent leurs téléphones et leurs appareils photos pour immortaliser l’instant. “Je vais pleurer tellement ils sont beaux”, confie Gaëlle, de [team team=”137″ mot=”la team”] .

Un grand moment d’émotions

Après l’hymne marocain, les enfants tiennent à montrer leur reconnaissance aux équipages en chantant “Une souris verte”. S’en suit un échange musical entre les Cap’Fées et les élèves, qui finissent par chanter ensemble.  “C’est fou de voir comme ils sont reconnaissants”, s’étonne Florence, de [team team=”156″ mot=”l’équipage”] .

Sylvie et Sandra, de [team team=”188″ mot=”l’équipage”] , assistent au spectacle en larmes. “C’est une fierté de voir à quel point ça leur fait plaisir qu’on ait repeint leur école”, commentent les deux Québécoises. Véronique de [team team=”198″ mot=”l’équipage”] est elle aussi en pleurs. “Ils sont magnifiques, c’est tellement touchant. Nos enfants ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont“, souligne la Cap’Fée.

Les instituteurs aussi heureux que les élèves

Le directeur de l’école et les onze instituteurs admirent le travail réalisé.

“Ce sont de belles couleurs, très attirantes, ça va donner de la vie à notre école et donner envie aux enfants de travailler”, se félicite Mekkaoui Moulay Abdellah, le directeur de l’école, qui a pris ses fonctions à la rentrée de septembre.

Brahim Elamraoui, professeur de français à l’école d’El Fida, n’en revient pas. Depuis 22 ans qu’il y travaille, l’école n’avait jamais eu la moindre rénovation alors forcément, c’est une satisfaction. “ça va changer l’esprit de l’école et pousser nos élèves à l’entretenir“, note l’enseignant. L’ancien directeur de l’école, est lui aussi présent, ravi que le projet qu’il a lancé il y a plus de six mois avec l’association Cœur de Gazelles aboutissse. “Je sais que ça va changer la vie des enfants alors forcément j’en suis très fier”, explique Malamoud El Jakhani.

Fatima, 11 ans, semble également ravie. “C’est une très belle école”, se réjouit la petite fille, des étoiles dans les yeux. Très heureuse et reconnaissante, la fillette a tenu à écrire un petit discours en français pour remercier les Cap’Fées, une nouvelle fois très émue. Pour conclure cette journée placée sous le signe de la solidarité, les équipages se regroupent tous dans la cour de l’école pour une photo de groupe en forme de “7” avant de rejoindre le pied des dunes de Merzouga, où elles passeront la nuit.

Les choses se corsent pour les Cap’Fées

Des franchissements et des calculs à faire

Après une nuit à la belle étoile, les Cap’Fées se sont élancées sur les pistes de la troisième étape, volontairement courte car les équipages sont attendues à l’école d’El Fida pour repeindre les murs. En attendant, les Cap’Fées empruntent des pistes un peu boueuses au départ, alors qu’elles doivent traverser un oued (un lit de rivière, souvent sablonneux lorsqu’il est à sec). Devenus marrons, certains véhicules se fondent désormais dans le paysage.

Quelques mètres après la deuxième balise, les [team team=”142″ mot=”équipages”] et  [team team=”155″ mot=” “] s’arrêtent. Les copilotes admirent la vue, dégagée sur la montagne et un col parsemé d’acacias, tandis que les pilotes, elles, évaluent le terrain afin de négocier au mieux le franchissement qui les attend. “On a beaucoup de chance, la beauté des paysages est une vraie récompense“, s’enthousiasme Julie, de la [team team=”155″ mot=”la team”] . “Qu’est-ce que c’est beau, je voudrais que mon fils puisse voir ça“, s’exclame de son côté Marine, de [team team=”253″ mot=”l’équipage”] , totalement subjuguée.

La beauté des paysages est une vraie récompense

De nombreuses hésitations

Vanessa, de la [team team=”180″ mot=”team”] , regrette son début de parcours. “On a bêtement suivi les autres”, regrette la Cap’Fée, qui compte désormais se faire confiance à elle seule. “On gère mieux quand il n’y a personne devant en fait, sinon on a tendance à se suivre”, analyse-t-elle. Du côté de [team team=”166″ mot=”l’équipage”] , Marie-Florence qui admire la vue se fait rapidement rappeler à l’ordre par sa coéquipière Véronique, qui veut vite repartir.

Madina, de la [team team=”254″ mot=”team”] , tient à rester concentrée “pour compenser l’étape ratée de la veille”. Après la balise 6, rien ne va plus pour [team team=”189″ mot=”l’équipage”] qui a l’impression de “tourner en rond”. “On vient de se faire 8 kilomètres en trop”, se désolent ainsi Mylène et Melissa. Plus loin, une dizaine d’équipages sont regroupés. “On est toutes d’accord sur le cap mais on n’arrive pas à choisir la piste pour y aller”, explique Xavière, de [team team=”214″ mot=”l’équipage”] . “On sent bien que les choses sont de plus en plus compliquées mais c’est aussi ça qui est intéressant“, confie Marie-Pierre, de [team team=”108″ mot=”la team”] . Finalement, les équipages s’élancent et atteignent bientôt la ligne d’arrivée.

Place désormais à l’action solidaire !

Soirée et nuit magiques dans le désert pour les Cap’Fées

De beaux souvenirs en perspective

La soirée de bivouac entre Cap’Fées est propice aux rapprochements. Certains équipages se regroupent, comme les 130, 235, 107 et 393 qui, après un apéro dans les dunes pour observer le coucher de soleil, se retrouvent autour de spécialités ramenées de leurs régions respectives. “On partage plus qu’à l’hôtel“, se réjouit Céline, de [team team=”235″ mot=”l’équipage”].

Plus loin, des Cap’Fées ont installé une couverture de survie sur laquelle elles se sont installées pour dîner. “On est en mode Noël”, s’amuse Séverine, de [team team=”216″ mot=”l’équipage”]. Pour leur premier dîner, elles ont partagé des toasts de foie gras et un cassoulet et ont déjà prévu de se retrouver lors du prochain bivouac pour un dîner au champagne, promet Emilie, de [team team=”200″ mot=”la team”]. Les Cap’Fées de [team team=”213″ mot=”l’équipage”], improvisent de leur côté une salle de bains. “Il faut bien enlever toute la poussière”, expliquent Isabelle et Christine.

Chants et danse au coin du feu

D’autres équipages se retrouvent autour d’un grand feu. Les Québécoises lancent des chants, repris par la trentaine de Cap’Fées présentes. “On ne sait pas vraiment ce qu’on chante mais l’essentiel c’est qu’on soit ensemble et qu’on s’amuse”. “On rigole vraiment beaucoup, c’est une super soirée”, lance Viviane, de [team team=”376″ mot=”la team”], entre deux chansons. Les Françaises prennent vite le relai et entonnent “Santiano”, de Hugues Aufray. Mylène, de [team team=”189″ mot=”l’équipage”], salue “un vrai moment d’échanges et de partage“, qui lui permet de “découvrir d’autres cultures“.

Pour éviter que l’ambiance ne retombe, Fanny et Amélie, de [team team=”225″ mot=”la team”], rapprochent leur 4×4 pour mettre de la musique. Elles commencet à passer leur chanson fétiche, qui les accompagne depuis qu’elles ont décidé de se lancer dans l’aventure du Cap Fémina et qu’elles ont découvert lors d’un voyage en Haïti. Elles entament une chorégraphie, reprise par les autres Cap’Fées. Le bivouac se transforme en cours de zumba géant, synonyme d’une belle soirée en perspective sous le ciel étoilé.

Mieux qu’à la maison

Dés 5h30, ce matin, les Cap’Fées se sont réveillées petit à petit, les unes après les autres. Les équipages ont pour la plupart passé une belle nuit, notamment pour Brigitte, de [team team=”102″ mot=”la team”], qui dormait en tente pour la première fois de sa vie et elle en garde un bon souvenir : “c’était génial”. D’autres équippages ont dormi à la belle étoile, autour du feu de cap, pour profiter de la chaleur du foyer.

Marie-Thérèse, de [team team=”297″ mot=”la team”], a, quant à elle, “trop bien dormi”, “mieux qu’à la maison” car “c’était parfaitement calme”. L’heure du briefing arrive, les équipages se rassemblent et applaudissenty chaleureusement les équipages arrivés premiers au classement de la deuxième étape. A 7h45, un balai de Cap’Fées s’élance en direction de la ligne de départ pour une courte étape avant un après-midi consacré à repeindre l’école d’El Fida dans le cadre de l’action solidaire.

Les Cap’Fées en prennent plein les yeux

De belles rencontres et des œuvres d’art en plein désert

Les “Soeurs  terribles” de [team team=”103″ mot=”l’équipage”] sont les premières à prendre le départ de l’étape 2, à Errachidia. Un départ qui se fait dans le doute pour Sylvette, qui n’est pas sûre de s’en sortir avec la boussole, dont les Cap’Fées auront parfois besoin pour se repérer. Même doute chez Clémentine et Camille, de la [team team=”107″ mot=”la team”] , pourtant arrivées premières au classement de la première étape de la veille. “C’est une nouvelle étape, avec des difficultés différentes donc c’est pas gagné”, explique ainsi Camille. “On va faire comme hier, se régaler“, ajoute sa coéquipière. Les deux Cap’Fées ont en tous cas la même envie : dormir à la belle étoile. “On va pouvoir se retrouver entre filles”, se réjouit Camille.

Avant de prendre le départ, Chantal et Caroline, de [team team=”79″ mot=”l’équipage”] , décorent leur SSV avec les grigris offerts par leurs enfants pour leur porter chance pendant le raid. Avant de partir, Céline, de la [team team=”206″ mot=”la team”] v avoir Sabrina, le médecin, à cause d’une voix cassée et d’une début de toux. Pas question d’être malade et de ne pas profiter du Cap Fémina Aventure ! Pendant ce temps-là, Latifa et Ilham, de [team team=”272″ mot=”l’équipage”] arrivé en dernier sur la ligne de départ, viennent encourager les autres. La solidarité règne entre les Cap’Fées !

Une pause à l’ombre des palmiers

Concentrées sur le roadbook

Quelques kilomètres après le départ, [team team=”79″ mot=”l’équipage”] s’arrête à un croisement entre deux pistes. Chantal et Caroline ne sont pas d’accord sur la piste à suivre mais finissent par emprunter la bonne. Les pistes mènent les Cap’Fées à la découverte de plusieurs oeuvres de Hans Voth (artiste allemand), notamment la Constellation d’Orion, un ensemble architectural la représentant , ou encore l’Escalier Céleste. En chemin certaines s’arrêtent au bord d’un puits où des berbères font boire leurs troupeaux de chèvres et de dromadaires tandis que les femmes font leur lessive. Sandra, de [team team=”399″ mot=”l’équipage”] , engage la conversation avec le groupe d’hommes, très touchée par la simplicité de l’échange : “Ici on ne se prend pas la tête. Ils n’ont pas besoin de tout ce qu’on a, nous, en France. ça fait du bien de voir ça, ça nous fait réfléchir et relativiser nos petits tracas du quotidien“. Céline, de [team team=”216″ mot=”l’équipage”] , est ravie de voir des dromadaires. “C’était une des choses que j’étais venue chercher au Maroc”, explique la Cap’Fée avant de prendre un selfie avec les animaux. [team team=”226″ mot=”L’équipage”] , lui, ne se laisse pas distraire et reste concentré sur le roadbook. Pas certaines du cap à prendre, elles partagent leurs doutes avec d’autres Cap’Fées.

Les checkpoints s’enchaînent

Les checkpoints s’enchaînent sous un soleil radieux et une chaleur intense, et les équipages arrivent bientôt au niveau de la balise numéro 6, où les attend une surprise. Un puits a été creusé au milieu d’une oasis et les Cap’Fées se retrouvent pour une pause bien méritée à l’ombre des palmiers. “C’est comme une réunion Tupperware dans le désert”, s’amusent Stéphanie et Carole, de la [team team=”328″ mot=”la team”] . Elles ne s’éternisent pas pour autant et mettent le cap en direction du bivouac où elles sont attendues pour une nouvelle rencontre, organisée par “Coeur de Gazelles“.

Les Cap’Fées mettent la main à la pâte

Apprentissage de la pizza berbère

Pour la deuxième rencontre avec la population marocaine, les Cap’Fées ont eu la chance de découvrir une spécialité culinaire marocaine : la pizza berbère, une sorte de gros pain fourré, cuit dans le sable. Une dizaine de personnes, principalement des femmes, originaires du village de Takhout, à côté de Merzouga, sont venus partager leur savoir-faire avec les participantes. La pizza berbère est connue dans le reste du Maroc sous le nom de “matfouna” ou encore “pain des sables” mais chaque région la garnit avec des aliments différents. Dans le cadre de la pizza berbère, elle est fourrée de kefta (de la viande hâchée épicée), de carottes, d’oignons, d’ail et d’épices.

La barrière de la langue n’empêche pas les fous rires

Avant de passer à la confection de la pâte, tous les équipages passent par une étape obligée : le lavage de mains, orchestré par Kheina. Delphine et Lucie, de [team team=”176″ mot=”l’équipage”] , se plient volontier à l’exercice, ravies de pouvoir se débarrasser de toute la poussière accumulée tout au long de la journée, impatientes de pétrir la pâte. C’est Khadija qui surveille que les Cap’Fées aient le bon geste. Virginie, de [team team=”198″ mot=”la team”] , demande la liste des ingrédients “pour pouvoir le refaire à la maison”, explique-t-elle. Les ateliers s’enchaînent dans la bonne humeur, au son des tambours et de chants de femmes.

“La récompense de fin de journée”

Après la confection de la pâte, vient le moment du pétrissage. “C’est sportif“, s’exclame Gaëlle, de [team team=”137″ mot=”la team”] , alors qu’elle malaxe énergiquement la pâte. “ça fait du bien, ça détend“, s’amuse de son côté Valérie, de [team team=”250″ mot=”l’équipage”] . Là encore, les gestes sont précis et les Cap’Fées répètent attentivement, sous les encouragements de Zohra, qui les félicitent chaleureusement. Une fois pétrie, la pâte est étalée en forme de rond avant d’être fourrée. Les pizzas berbères, et c’est là leur spécificité, sont ensuite cuites sur des pierres, dans le sable avant d’être recouvertes par des branchages pendant une quinzaine de minutes.

Le verdict est sans appel : les équipages se régalent !

Pour finir et récompenser les Cap’Fées pour leur dure journée, celles-ci ont droit à un verre de thé marocain pour accompagner la dégustation de la pizza berbère.  Pour Véronique, de [team team=”222″ mot=”l’équipage”], qui est née et a grandi au Maroc, la pizza berbère c’est sa “madeleine de Proust”.  “C’est vraiment excellent, c’est la récompense de la fin de journée”, savourent Valérie et Marie-Noëlle, de [team team=”40″ mot=”l’équipage”] . D’ailleurs celles qui le souhaitent pourront retenter l’expérience chez elle puisqu’on leur a offert un petit sachet de farine de blé avec la précieuse recette. Virginie, de [team team=”108″ mot=”l’équipage”] , compte bien tester la recette dans son four à bois “pour partager avec (ses) proches”.

Première rencontre très riche avec les femmes marocaines

Découverte de la broderie et du tissage

Après avoir déambulé dans le dédale des ruelles du ksar de Midelt, les Cap’Fées sont accueillies par Myriam et Fred, de l’association “Cœur de Gazelles dans un ancien couvent, dont une partie est encore aujourd’hui occupée par le frère Jean-Pierre, rescapé du massacre de Tibérine. L’autre partie a été transformée en atelier de broderie, la Kasbah Myrien Atelier, dont s’occupe Nicole, une française. Elle emploie autour de 80 femmes, dont les tâches vont du cardage de la laine, au tissage en passant par la teinture.

L’occasion pour les équipages de découvrir un art marocain : le point de Fès, une technique de broderie très compliqué qui n’existe nulle par ailleurs et qu’une Française, venue dans le couvent voisin a voulu apprendre et transmettre aux femmes marocaines afin que ce savoir-faire ne tombe pas en désuétude. Le point de Fès requiert beaucoup de patience de la part des brodeuses qui ne maîtrisent cet art qu’après quatre années de formation. Leurs ouvrages sont eux aussi très longs : il faut compter trois semaines pour un carré de tissus de 30×30 cm, raconte Bouchra, 20 ans, qui travaille à l’atelier depuis l’âge de 14 ans.

“Il faut le voir pour le croire”

Si les femmes commencent à travailler très tôt, on en trouve aussi de très âgées. La doyenne , Khadija, a 73 ans. Elle a commencé à tisser alors qu’elle n’avait que 7 ans, auprès de sa mère avant de devenir elle-même tisseuse. Un métier qu’elle a partagé avec plaisir avec les équipages venus découvrir l’atelier. “Je serai incapable de faire ça, je suis admirative”, commente Stéphanie, de l’équipage 238. Sylvie, de la team 188, est ravie de ce moment d’échange : “J’ai pu discuter avec une des brodeuses qui parlait quelques mots de français, c’est très fort de pouvoir vivre ça, c’est vraiment ce que j’étais venue chercher sur le Cap Fémina Aventure”, raconte-t-elle.

A l’heure des explications données par Corinne, une Française tombée amoureuse du Maroc, les Cap’Fées sont très attentives et posent beaucoup de questions. “C’est un peu une claque pour nous, on se rend compte qu’elles ne font pas ça pour s’amuser”, confie Brigitte, de [team team=”130″ mot=”l’équipage”]. “Il faut le voir pour le croire“, souligne Fanny, de [team team=”225″ mot=”la team”]. Dehors, Naïma carde la laine, étape indispensable avant le tissage, avec sa fille Myriam sur le dos, Nathalie, de [team team=”299″ mot=”l’équipage”] observe la scène avec émotion, touchée par la simplicité du contact avec les femmes marocaines.

En souvenir de cette journée et de cette rencontre riche en émotions, les Cap’Fées repartent avec un marque-page brodé avec soin dans l’atelier.

Les Cap’Fées sous le charme de la première étape

Ce n’est que le début mais c’est déjà grandiose

Avant d’arriver au départ de la première étape, les Cap’Fées ont roulé pendant près d’une heure et demi, traversersant de très beaux paysages.
Très vite, d’ailleurs, elles s’arrêtent toutes pour une séance de photos et de selfies face à un “paysage à couper le souffle“, selon Roxane, de [team team=”208″ mot=”l’équipage”]. “C’est la première fois de ma vie que je change de continent. Chez nous on a des montagnes mais on n’a jamais rien vu qui ressemble à ça“, s’enthousiasme la Canadienne. Pour être sûres de ne rien rater des paysages, les deux Corinne de [team team=”177″ mot=”la team”] ont apporté deux appareils photo chacune. “Ce n’est que le début mais c’est déjà grandiose“, s’exclame Gaëlle, de [team team=”137″ mot=”l’équipage”].

Le départ de l’étape, en plein cœur de la cédraie de l’Atlas dans la province de Khenifra, l’une des plus importantes du monde, se fait dans l’excitation mais aussi l’appréhension. La pression monte en même temps que les moteurs s’allument avant de s’élancer. “Ça fait un an et demi qu’on attend ça“, trépigne Emelyne, de [team team=”371″ mot=”l’équipage”]. La benjamine du Cap Fémina Aventure, Noémie, de [team team=”312″ mot=”l’équipage”], redoute de son côté le départ mais sa mère lui fait tout à fait confiance. “Si on se trompe, on verra plus de beaux paysages”, s’amuse-t-elle. Les Cap’Fées de [team team=”253″ mot=”la team”], elles, ont les larmes aux yeux au moment du départ : “ça fait deux ans et demi qu’on se prépare pour ce moment“, explique Marine.

“Ce n’est que le début mais c’est déjà grandiose”

Elles s’élancent les unes après les autres et rejoignent bientôt la balise 1, où certaines s’arrêtent pour immortaliser leur joie et leur réussite. “C’est génial”, s’écrient en choeur Catherine et Elise, de [team team=”119″ mot=”l’équipage”]. Nancy, une Canadienne de [team team=”255″ mot=”la team”], est sous le charme : “C’est difficile de ne pas regarder les paysages alors qu’il faut regarder roadbook, vérifier les kilomètres“. Sa coéquipière Marie-Claude, elle, est très émue de ses premiers kilomètres : “Je passe mon temps à pleurer alors que normalement je ne suis pas du tout émotive, au contraire“, assure-t-elle.

A l’heure du déjeuner, les Cap’Fées se retrouvent pour pique-niquer à l’ombre des cèdres.

Certaines, bien équipées, sortent leurs chaises de camping. Marie-Florence et Véronique, de [team team=”166″ mot=”la team”], sortent des victuailles de leur frigo pour les partager avec les autres équipages, notamment une fourme de montbrison, un fromage de leur région Rhône-Alpes, qui est très apprécié. Quelques checkpoints plus loin, la ligne d’arrivée apparaît. Soulagées, les Cap’Fées se disent ravies de leur première étape. “On s’est rajouté une vingtaine de kilomètres mais on s’est vraiment régalées, c’est que du bonheur“, s’exclame ainsi Laure, de [team team=”114″ mot=”la team”].

La journée n’est pas terminée et les équipages ont désormais rendez-vous à Midelt pour une rencontre avec la population marocaine.

Un briefing général avant le grand départ

Des Cap’Fées studieuses

Toutes les Cap’Fées se sont retrouvées à Meknès vendredi, en fin de journée, dans la joie et la bonne humeur autour d’un apéritif, après une “longue” traversée de l’Espagne.”Au moins, maintenant on a un bon aperçu de ce qui nous attend”, commente Ludivine, de [team team=”124″ mot=”l’équipage”]. Béatrice, de [team team=”223″ mot=”la team”] estime elle aussi que c’était “une bonne mise en route“. “Plus ça allait, moins j’étais fatiguée”, explique cette Cap’Fée, qui a déjà participé à l’aventure en 2016. [team team=”155″ mot=”La team”] retient, elle, les “magnifiques paysages” qu’elles ont traversés. Mais le bonheur d’être enfin arrivées au Maroc leur fait rapidement oublier le trajet.

A l’hôtel, les équipages européens retrouvent les autres, arrivés directement à Meknès pour les vérifications techniques, et font rapidement connaissance dans une ambiance bon enfant. Elles font également connaissance avec les 55 organisateurs présents sur le Cap Fémina Aventure que leur présente Jérôme, chargé du projet.

“Des notes pour ne rien oublier”

Ludovic, le directeur sportif du raid, leur rappelle de son côté le règlement sportif et leur donne quelques indications sur ce qui les attend tout au long de l’aventure. Pour aller d’une étape à l’autre, les équipages auront tous un roadbook, un document de navigation contenant des indications sur le trajet à suivre. “Une piste ça vit, il peut y avoir quelques changements par rapport à ce qu’on a écrit”, prévient toutefois le directeur sportif. Ludovic souligne également l’importance de respecter l’environnement alors que l’agence Maïenga, organisatrice du raid, est officiellement certifiée ISO 14001:2004 depuis 2010. Cette norme internationale garantit que l’agence met en place un système de management respectueux de l’environnement. “Si le bivouac n’est pas propre après l’étape marathon, on ne part pas pour l’étape suivante”, prévient-il. Face à lui, les équipages sont attentifs, studieux mêmes. Certaines Cap’Fées prennent d’ailleurs des notes pour être sûres de ne rien oublier.

Paroles de Cap’Fées

[parole team=”273″]Le Cap Fémina Aventure, c’est un défi personnel qu’on fait toutes ensemble. Catherine.[/parole] [parole team=”40″]Le Cap Fémina Aventure c’est tellement intense qu’on arrive vraiment à déconnecter des petits tracas de la vie quotidienne. Valérie.[/parole] [parole team=”79″]On se prépare à vivre beaucoup d’émotions et à faire de belles rencontres. Caroline.[/parole] [parole team=”142″]On n’était pas encore arrivées au Maroc qu’on avait déjà vécu plein d’émotions. La préparation du Cap Fémina Aventure c’est vraiment un gros travail. Mélanie.[/parole]

“Enfin” un équipage marocain pour la première fois dans le Cap Fémina Aventure

Une fierté pour les organisateurs

Pour sa septième édition, le Cap Fémina Aventure accueille pour la première fois un équipage marocain, le [team team=”272″ mot=” “], formé par Latifa et Ilham. “C’est une fierté pour nous car le Maroc nous offre l’hospitalité depuis sept ans. C’est un pays extrêmement accueillant, qui regorge de paysages magnifiques et que nous avons appris à aimer. C’était un peu frustrant d’organiser un évènement dans un pays sans équipages locaux”, raconte Jérôme, chargé de projet du Cap Fémina Aventure, qui rappelle d’ailleurs que le raid bénéficie depuis le début du soutien de l’Office National du Tourisme marocain, qui est l’un des partenaires officiels.

“Découvrir une nouvelle facette de notre pays”

Ilham et Latifa sont fières de porter les couleurs de leurs pays, qu’elles arborent fièrement d’ailleurs, en grand, sur le toît de leur 4×4. “C’est notre côté chauvin”, ironise Latifa qui, comme Ilham, a été séduite par “le côté solidaire et le dépassement de soi“, qu’elles espèrent trouver au Cap Fémina Aventure. “C’est important de participer dans notre pays qui est aujourd’hui en plein développement, notamment en ce qui concerne l’émancipation des femmes“, souligne Latifa, originaire de Fès. Pour Ilham, originaire de Casablanca, c’est aussi “l’occasion de découvrir une nouvelle facette de notre pays“. Amies depuis une vingtaine d’années, elles avaient chacune envie de participer à un rallye au Maroc depuis longtemps et ont découvert par hasard que c’était une envie partagée. Elles ont alors tout fait pour réaliser ce projet et pensent déjà au prochain : le Rallye Gazelles and Men, auquel elles comptent participer en 2018 avec leurs maris respectifs.

En attendant, elles comptent “profiter à fond” et inciter d’autres Marocaines à participer. “C’est un raid accessible à toutes les femmes, il faut se jeter à l’eau !“, lance Latifa.

Des vérifications indispensables pour “partir sereinement”

Tout est passé au crible

Comme à Villeneuve-Lez-Avignon, les Cap’Fées présentes à Meknès ont dû se plier aux vérifications techniques, administratives et médicales. L’organisation s’assure que les équipages sont tous munis de l’équipement obligatoire : une boussole, une carte du Maroc, des lampes torches, un casque qu’elles sont obligées de porter lorsqu’elles qu’elles sont dans leurs véhicules sous peine de pénalités, un jerrican d’eau… Les vérifications sont parfois synonymes de petits “travaux”, comme pour [team team=”35″ mot=”l’équipage”], qui a dû faire quelques petits réaménagements, grâce à l’aide de Stéphane, mécanicien.

“Enfin prêtes”

“Heureusement qu’il était là, maintenant tout est réglé et on va pouvoir partir sereinement”, se félicite Caroline, de la [team team=”35″ mot=”team”]. Les équipages se rendent volontiers dans tous ces ateliers, conscients que ceux-ci leurs garantissent ensuite une sécurité optimale pendant toute la durée du raid. “ça y est on est enfin prêtes, plus rien ne nous empêchera de faire le Cap Fémina Aventure désormais“, se réjouit Mélanie, de [team team=”142″ mot=”l’équipage”], qui, avec sa coéquipière Marie-Andrée, travaille depuis deux ans pour obtenir des sponsors afin de participer.

Les premiers équipages sont arrivés au Maroc

La joie des retrouvailles et de la découverte

Alors que les Cap’Fées européennes ont pris le bateau depuis Tarifa pour Tanger,  leurs consoeurs canadiennes, elles, sont déjà arrivées au Maroc. Elles avaient rendez-vous ce matin à l’hôtel Dalia, de Meknès, pour les vérifications techniques, administratives et médicales.

Le Cap Fémina Aventure, “un rêve de gamine”

Les SSV entrent dans la danse

Les équipages qui piloteront des SSV (un petit buggy sur une base de quad) étaient eux aussi présents.
C’est le cas des [team team=”68″ mot=”équipages”] et [team team=”43″ mot=” “]. Les quatre Cap’Fées se sont retrouvées dans la joie et la bonne humeur dés jeudi. Les deux équipages se sont connus l’an dernier sur le Cap Fémina Aventure et ont décidé de retenter l’aventure après une première expérience “inoubliable”. Claudine, de la [team team=”68″ mot=”team”], elle, en est déjà à son sixième Cap Fémina Aventure. “Les échanges sont très riches et on apprend beaucoup au contact des populations marocaines que l’on rencontre lors des actions solidaires“, raconte la Cap’Fée, qui se souvient notamment avoir été particulièrement étonnée de la façon dont les femmes marocaines préparaient la semoule. “On imagine que c’est très simple, comme chez nous, mais en fait c’est tout un art”, explique encore Claudine, qui totalise le plus grand nombre de participations cette année. “Dés qu’on a terminé le rallye l’an derier, ça nous manquait déjà et on a tout de suite voulu recommencer”, raconte de son côté sa coéquipière, Rosemary, ravie de reprendre la route.

Sylvie, de [team team=”43″ mot=”l’équipage”], garde un souvenir impérissable de l’étape des dunes. “C’était magique”, raconte-t-elle les yeux pétillants. “C’est l’étape qu’on redoute le plus mais finalement c’est celle qu’on a préféré“, renchérit Rosemary, de l’équipage 68. Natacha et Evelyne, de la [team team=”395″ mot=”team”], sont novices et ravies de participer au Cap Fémina Aventure. “C’était un rêve de gamine mais je ne pensais pas que c’était accessible“, explique Natacha, qui vient pour la première fois au Maroc. Avec sa tante Evelyne, elles rouleront pour l’association Sarah-Luna, qui lutte contre la mucoviscidose.

Toutes se sont retrouvées à 9h pétantes sur le parking de l’hôtel, où elles ont reçu leurs précieux “packs de bienvenue”, contenant leurs gilets, leurs badges avec leurs noms et leur numéro d’équipage, des bracelets aux couleurs du Cap Fémina Aventure et un porte-clef Cœur de Gazelles. Jérôme, le chargé de projet et de l’évènement, les accueille en les félicitant pour leur travail de recherche de sponsors et leur préparation. “Vous êtes exceptionnelles par le choix que vous avez fait de vous lancer dans cette aventure“, les complimente-t-il. Très vite, les Cap’Fées se regroupent pour les premières photos de groupe. Valérie, de la [team team=”40″ mot=”team”] veut absolument immortaliser ses retrouvailles avec ses copines de l’an dernier, une des nombreuses raisons qui l’ont poussée à revenir sur le raid. Caroline et Chantal, les deux canadiennes de [team team=”79″ mot=”l’équipage”], qui viennent au Maroc pour la première fois, sont impatientes d’aller dans le désert “pour rencontrer les populations marocaines”. Elles devront d’abord, comme les équipages français, se plier aux vérifications techniques, administratives et médicales.

Un départ en fanfare

Les Cap’Fées impatientes de prendre la route

Après un déjeuner offert par la ville de Villeneuve-lez-Avignon, les Cap’Fées ont eu droit à un cours de zumba, dispensé par Stéphanie. Pendant dix minutes, les fille se sont déhanchés sous un soleil radieux. Une manière pour elles de se dégourdir les jambes et de profiter du grand air avant de prendre la route pour l’Espagne. Si certaines ont l’habitude, d’autres, en revanche, peinent à suivre le rythme mais toutes affichent un large sourire alors que le grand départ se rapproche.

Le tout sous le regard de Françoise Graciet, la co-fondatrice d’Euro4x4parts, qui soutient le Cap Fémina Aventure depuis la première année, en tant que responsable marketing « mais aussi et avant tout en tant que femme amatrice d’automobile ».

« On est prêtes et même archi-prêtes »

Les Cap’Fées peuvent également compter sur Jean-Marc Roubaud, le maire de Villeneuve-lez-Avignon, très fier que l’événement se déroule dans sa ville.

« Tous les maires ont besoin d’animations dans leurs villes alors forcément cinquantaine-six équipages qui arrivent ici, c’est forcément une bonne chose », se félicite le maire, très sensible aux valeurs de convivialité et de solidarité véhiculées par le Cap Fémina Aventure.

L’émotion est palpable au moment du départ, les Cap’Fées disent « au revoir » à leurs proches.

L’heure des embrassades et des adieux est arrivée. Amélie et Fanny, de [team team=”124″ mot=”l’équipage”], trépignent d’impatience. « On est prêtes et même archi-prêtes », s’exclament les deux Cap’Fées. La même impatience se fait sentir chez « les sœurs terribles » de [team team=”103″ mot=”l’équipage”], qui ont hâte de partir pour « s’amuser et faire de belles rencontres ». [team team=”371″ mot=”L’équipage”] est finalement le premier à prendre le départ au son des klaxons et sous les applaudissements des proches des participantes et du public venu les encourager. Les médias étaient également nombreux à couvrir le départ : La Provence, Objectif Gard, France Bleu Vaucluse, Réveil du Midi, Radio Sainte-Beaume, Midi Libre, Vaucluse Matin, France 3 Pays gardois.

Les Cap’Fées devraient toutes dormir en Espagne ce soir.
Elles ont rendez-vous jeudi soir à Tarifa pour traverser le détroit de Gibraltar avant de retrouver les équipages canadiens à Meknès, vendredi soir.

Remerciements

Pour avoir fait de cette journée une réussite, nous remercions chaleureusement :

M. le maire, Jean-Marc Roubaud,
M. Pastourel, adjoint au maire, délégué aux sports et aux festivités,
M. Saboye, responsable du service des sports et Mme Hélène Blanc, M. Pouzol et les services techniques,
M. Coullomb, responsable des espaces verts,
M. Castillo, responsable de l’accueil de la maintenance de la tour Philippe le Bel,
M. Muscat et la police municipale,
M. Delorme, responsable de la cuisine centrale,
Mme Saboye, responsable de la médiathèque Saint-Pons
M. Bernard Bolery et l’équipe des Restos Bébés du Coeur du Gard, venue recueillir les dons.

Des centaines de dons essentiels pour les Restos Bébés du Coeur

Un moment de convivialité et de partage.

L’un des moments forts de la journée, particulièrement attendu par les Cap’Fées, est la remise des dons aux Restos Bébés du Coeur.

Les équipages sont d’ailleurs nombreux à participer au Cap Fémina Aventure pour la partie solidaire du raid. De nombreux bénévoles de l’association se sont déplacés pour récolter les nombreux dons récoltés par les équipages depuis de nombreux mois. « Les dons que nous récoltons constituent un stock très important, voire essentiel. Sans cette manifestation on aurait du mal à faire face aux besoins qui augmentent chaque année », confie Bernard Borderie, le responsable départemental des Restos du Cœur, qui se félicite de participer à « un moment de convivialité et de partage ». « En 2016, on a recueilli plus de 3 tonnes », renchérit Anne-Marie, responsable Restos Bébés du Cœur à Nîmes Arnavielle. Et cette année, les dons ont été encore plus importants que les années précédentes, l’association a dû mobiliser un camion supplémentaire.

« On redonne le sourire aux enfants »

Poussettes, peluches, vêtements, jouets… il aura fallu plus de trois chaînes humaines, composées de Cap’Fées mais aussi de proches ou du public, pour acheminer tous les dons. Les participantes de [team team=”177″ mot=”l’équipage”] ont bénéficié de l’aide de la maire de Villemaréchal, une commune voisine de la leur, qui a distribué des tracts pour encourager les habitants à participer.

Le partenariat entre le Cap Fémina Aventure et les Restos Bébés du Coeur existe depuis la toute première édition.

« On fait beaucoup d’actions au Maroc mais on s’est rendu compte qu’il y avait aussi des besoins ici, chez nous », Marina Vrillacq, présidente de l’association Coeur de Gazelles, qui intervient au Maroc, notamment pendant le Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc, où une caravane médicale se déplace dans des villages reculés pour soigner des populations qui n’ont pas accès aux soins.

Après trois jours de tri, les dons seront distribués dés la semaine prochaine à environ 500 familles.

Certains objets seront mis de côté et offerts aux enfants mais aussi aux parents pour Noël. La récolte  des dons s’est terminée en chanson : les Cap’Fées et les bénévoles des Restos Bébés du Coeur ont entonné ensemble l’hymne de l’association sous les applaudissements du public.

Des vérifications indispensable pour prendre la route

Les choses sérieuses commencent !

Avant les vérifications, on commence par le stickage aux couleurs du Cap Fémina Aventure et des sponsors de l’événement. Il faut également s’assurer que les numéros des équipages soient bien visibles. Nathalie, de [team team=”299″ mot=”l’équipage”], qui est née à Meknès et y a vécu ses dix premières années, attend impatiemment ce qu’elle voit comme « un retour aux sources ». Avec sa coéquipière Véronique, elles ont décidé de participer au raid pour l’aventure humaine.

Un peu plus loin, les équipages patientent en file indienne pour des vérifications administratives. Il faut veiller à ce que les participantes aient toutes un passeport, un permis, une assurance et une carte grise en règle. Au stand d’à côté, Carole distribue les boîtiers UNIQ, un système odométrique utilisé pour le Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc, extrêmement précis puisque les mesures sont effectuées par satellite, ce qui garantit un classement extrêmement précis et fiable.

« On entre petit à petit dans le bain »

Les Cap’Fées reçoivent aussi des balises SARSAT, à n’utiliser qu’en cas d’extrême urgence. En six ans, le système n’a jamais été utilisé, raconte Jérôme, le chef de projet du Cap Fémina, qui assure que c’est « le système le plus sûr au monde », notamment utilisé par la Marine française. Lorsque la balise est déclenchée, elle envoie une alerte au Centre National des Études Spatiales (CNES) de Toulouse.« Soyez prudentes sur les routes de l’Espagne et surtout profitez de chaque seconde ! », leur glisse Carole, qui connaît le désert marocain puisqu’elle a participé au Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc.

« Le temps qu’on passe à faire toutes ces vérifications, ça nous permet d’entrer petit à petit dans le bain », commente Agnès, de [team team=”276″ mot=”l’équipage”].  La dernière étape de ces vérifications se déroule avec le médecin ou l’un des infirmiers du Cap Fémina, l’occasion pour Célia, de [team team=”160″ mot=”l’équipage”], de poser ses dernières questions avant le grand départ. Sabrina, le médecin, y répond volontiers et délivre des ordonnances de dernière minute pour être sûre que les participantes ne manquent de rien une fois arrivées au Maroc. « Je ferai tout pour que vous alliez au bout de chaque étape du raid », leur promet Sabrina.

«  Enfin le jour J » pour le Cap Fémina Aventure

L’excitation du départ est au rendez-vous !

L’ambiance était fébrile tôt ce mercredi matin alors que les Cap’Fées sont arrivées petit à petit à Villeneuve-Lez-Avignon pour le départ de la 7ème édition. Avant que les choses sérieuses ne commencent, elles ont eu droit à un copieux petit-déjeuner à la médiathèque. [team team=”371″ mot=”L’équipage”], venu de Bourgogne, a « plus que hâte » d’arriver au Maroc. Elles participent pour la première fois au Cap Fémina Aventure, séduites par l’aventure solidaire et cherchent à « se dépasser ».

Les Cap’Fées [team team=”297″ mot=”des équipages”] et [team team=”180″ mot=””] font connaissance autour d’un café. Après quelques minutes, elles discutent comme de vieilles amies. Marie-Thérèse, de l’équipage 297 est « pressée que les vérifications techniques soient terminées et d’avoir le feu vert pour enfin partir au Maroc ».

Cécile et Vanessa, de [team team=”180″ mot=”l’équipage”], racontent qu’elles avaient prévu de participer au Cap Fémina Aventure en 2018 mais elles n’ont finalement pas pu attendre, trop impatientes de découvrir le désert marocain.

Une fois les premiers contacts noués, les équipages reçoivent leurs précieux gilets multipoches, un symbole important, synonyme d’aventure que les Cap’Fées ne quitteront pas pendant les dix jours de raid.

Madina, [team team=”254″ mot=”du team”] est ravie de la couleur kaki du gilet, qui « va très bien avec sa veste ». Christine et Noëlle, de [team team=”213″ mot=”l’équipage”] ont « l’impression d’être un matin de Noël ». Car les Cap’Fées n’ont pas seulement reçu des gilets multipoches mais aussi un pack de produits cosmétiques de la marque Delarom Paris, partenaires de l’événement depuis 7 ans  ainsi que des gobelets offerts par Euro4x4parts.

Ce n’est que le début de l’Aventure, le plus beau est à venir !

Les équipages se pressent les uns après les autres devant le photocall du Cap Fémina Aventure pour immortaliser le début d’un raid préparé depuis très longtemps. « On est très excitées, on a du mal à croire qu’on y est, que c’est enfin le jour J », s’exclame l’une des Corinne de [team team=”177″ mot=”l’équipage”]. Elle a déjà participé au raid en 2015 mais a voulu retenter l’aventure avec Corinne, son amie depuis vingt-cinq ans.

Dominique Serra, la fondatrice de l’événement, est la première à souhaiter officiellement la bienvenue aux 56 équipages présents à Villeneuve-Lez-Avignon ce matin.

Les 15 autres équipages, venus principalement du Canada, ont directement rendez-vous à Meknès. « Je suis très fière que les femmes participent à cette aventure », se réjouit Dominique Serra. Jérôme, le chef de projet du Cap Fémina Aventure, félicite de son côté les équipages pour « l’énergie déployée par les équipages depuis de nombreux mois ». « Ce n’est que le début de l’aventure, le plus beau est à venir », promet-il avant de donner des informations pratiques aux équipages pour la traversée de l’Espagne notamment. Sabrina, le médecin du Cap Fémina Aventure, rappelle les règles de base à suivre pour passer un raid parfait et surtout en bonne santé ! Cécile, chargée de projet du raid, explique comment se déroulent les ateliers de la matinée, organisés en trois temps : vérifications techniques, administratives puis médicales.

Ce n’est qu’une fois que tous ces ateliers seront validés, que les Cap’Fées pourront prendre la route, le but étant qu’elles le fassent en toute sécurité.